Vietnam - Hué - Cité impériale

Le centre du Vietnam nous donne à voir un tout autre visage du pays. C’est un enchantement. Après la capitale, Hué fait figure de petite ville au calme relatif.

La Cité impériale

Nous visitons la Cité impériale, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce magnifique site archéologique, construit au 19e siècle, fut la résidence de deux générations d’empereurs. Le site, qui a beaucoup souffert des bombardements américains, a su garder toute sa superbe. Le billet d’entrée peut être jumelé avec ceux des tombeaux impériaux.

Dépendances de la famille impériale, bibliothèque, théâtre, temple… le lieu fascine par la richesse de ses détails architecturaux et par ses nombreuses portes massives. Il nous a fallu cinq heures pour visiter ce site, apprécier chaque édifice, scruter chaque détail et profiter de la sérénité des lieux… Enfin, quand nous ne sommes pas interpellés par les touristes chinois. À plusieurs reprises, on nous demande de poser sur leurs photos souvenirs. Régis est un véritable objet de curiosité avec sa barbe brune et moi avec mes yeux bleus. Ils nous quittent plus qu’heureux d’avoir eu des amis occidentaux d’une seconde, preuve à l’appui.

La rivière des parfums

En contrebas de la rivière des parfums, les Empereurs ont fait bâtir leurs tombeaux. Le lendemain, nous réservons, auprès du personnel de notre hôtel, une « croisière » en bateau dragon pour visiter les trois sépultures les plus remarquables :

Le tombeau de l’empereur Tu Duc, massif et entouré d’un jardin de pins.

Le tombeau de l’empereur Tu Duc

Le tombeau de l’empereur Khai Dinh, qui surplombe la vallée et dont la décoration, en mosaïque et porcelaine, est extravagante.

Le tombeau de Minh Mang, sobre, entouré d’un jardin paisible et harmonieux.

Les empereurs planifiaient la construction de leurs mausolées dès leur avènement. Néanmoins aucune de leurs dépouilles n’a été placée dans les tombeaux. Pour éviter les pillages, le véritable lieu de sépulture des Empereurs était tenu secret, à l’exception de Khai Dinh dont la tombe a été scellée par plusieurs tonnes de béton.

En remontant la rivière des parfums en bateau dragon, nous faisons escale à la pagode de la littérature où des moines bouddhistes entretiennent, avec soin, leur jardin de bonsaïs.

 

Le dernier jour, nous flânons dans la ville. Nous profitons de notre temps libre pour observer les Vietnamiens vaquer à leurs occupations quotidiennes, installer leurs stands de cuisine de rue. Des étudiantes nous demandent poliment de pratiquer leur anglais avec elles. Quel plaisir de discuter avec ces jeunes qui n’ont, une fois n’est pas coutume, rien à nous vendre.

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