Première étape de notre road trip en Nouvelle-Zélande : Rotorua, ses fumerolles et ses communautés maories.

Nous sortons de l’avion hagards. Il faut pourtant se ressaisir : récupérer nos bagages, passer la douane, s’expliquer dans une langue étrangère, s’orienter et commencer notre voyage. Nous sortons de notre engourdissement peu à peu. D’abord retrouver le plaisir de marcher même si nos jambes sont encore titubantes, ivres de sédentarité forcée. Puis retrouver la conscience du monde. La lumière, les bruits, les odeurs… Après de si nombreuses heures immobiles dans un huis clos aérien, je me sens comme un enfant qui vient de naître et qui se prend de plein fouet des sensations nouvelles et inconnues.

Les douaniers sont aimables, l’aéroport d’Auckland est propre et calme, tout se passe dans une simplicité désarmante. Deux grandes statues de personnages sortis de l’imaginaire de Tolkien trônent dans le hall. Le ton est donné. Impossible d’ignorer le marché touristique qui s’est imposé autour de la trilogie du Seigneur des Anneaux qui a été tournée ici.

Nous retirons quelques devises, nous achetons une carte téléphonique chez Spark afin de pouvoir appeler en cas de problème routier pendant notre road trip et nous repérons la navette de notre compagnie de location. Il a suffit de quelques minutes et d’une inspection rapide du véhicule pour que nous soyons fin prêts à prendre la route. Un jeu d’enfant!

Surtout ne pas oublier de rouler à gauche, surtout ne pas rouler à droite… Nous redoublons de vigilance pendant que nous affrontons nos premiers kilomètres, notre premier rond point, notre première insertion sur l’autoroute. Ça y est nous sommes lancés. Rien ne pourra nous arrêter : nous sommes en road trip en Nouvelle-Zélande!

Nous traversons sans nous arrêter les collines verdoyantes des régions de Waikato et de la Bay of Plenty. Pas de doute possible : nous sommes bel et bien en territoire Hobbit. On s’attend à tout moment à voir surgir des collines, où l’herbe est bien grasse et où les vaches s’alanguissent, la silhouette de Frodon et ses amis.

3h de route séparent Auckland de Rotorua la sulfureuse. la ville est bâtie sur une zone géothermique. Le vent charrie une odeur de souffre, plus ou moins prononcée, qui s’engouffre jusque dans le rues.

Dans notre fuite désespérée de Montréal, nous avions rêvé de chaleur et avions surestimé les températures. Le soleil est bien là mais il ne fait pas vraiment chaud à Rotorua. Qu’à cela ne tienne, nous profitons des soldes du Boxing day (boxing month serait plus juste) pour nous équiper à Kathmandu et Macpac à un prix raisonnable.

La ville est laide, à l’exception peut-être de la Eat Street (Tutanekai street) où sont rassemblés la plupart des restaurants de la ville, du lac et des Government GardensLe lac est le lieu de rencontre de nombreux oiseaux qui colonisent massivement la pointe des jardins. À quelques pas de là, s’élèvent les fumerolles malodorantes de Sulfur Point. L’air chargé de souffre recouvre d’un dépôt jaunâtre la végétation alentours. L’effet est surréaliste.

Le lendemain, nous décidons de visiter le village Maori de Whakarewarewa (40$).

Nous avions laissé notre voiture en bord de route, sous une rangée d’arbres… Quelle ne fut pas notre surprise en la découvrant au petit matin recouverte de chiures d’oiseaux! Nous avons attendu près d’une semaine avant de la nettoyer (par manque de temps) et c’était quasiment devenu notre touche personnelle, celle qui faisait à coup sûr sourire les passants.

Whakarewarewa se présente comme The Living Maori Village : une communauté Maorie y vit et il n’est pas une reconstitution archéologique. Rien ne saurait distinguer le village maori, somme toute ordinaire, d’un autre village, à l’exception du Marae (Centre communautaire réservé aux Maoris) qui apporte une petit touche authentique à l’ensemble. À l’image du village, les explications sont assez sommaires. Nous avons appris bien peu de choses pendant cette visite. La guide nous invitait à lui poser des questions mais quoi demander quand on ignore tout d’une culture? Si seulement elle nous avait donné des informations sur lesquelles rebondir… À la fin de la visite, que le groupe suivait en dilettante, nous avons eu droit à un spectacle de chant et danse, dont le fameux Haka aux grimaces impressionnantes. Du village il est possible de voir le geyser Pohutu, quelques lacs fumants et des mares de boue bouillonnante. Il existe bien d’autres villages à visiter, selon votre budget. On ne vous cache pas que nous avons choisi l’option la plus économique.

Nous passons l’après-midi à randonner dans la Redwoods forest où les séquoias californiens nous écrasent de toute leur immensité.

Le lendemain nous nous préparons à reprendre la route pour Taupo. Nous trouvons assez rapidement notre rythme de voyage : une demie journée de route suivie d’une journée et demie de visite et randonnée.

Nouvelle zelande - Rotorua - Redwoods forest

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