Nouvelle zelande- Fox glacier -Cover

Septième étape de notre road trip en Nouvelle-Zélande : Le glacier Fox et les Alpes du Sud.

Si le voyage d’Okarito jusqu’au Fox Glacier nous offre un émerveillement sans cesse renouvelé, en revanche, nous avons trouvé le glacier lui-même assez décevant. Évidemment ce n’est pas le glacier qui est en cause mais bien notre logistique : non seulement, en période de grandes vacances, l’endroit est bondé de touristes mais en plus notre timing fut du plus mal choisi. Quelle idée de vouloir voir un glacier en pleine saison estivale! Comme de bien entendu, nous ne vîmes rien du tout, la plupart de la glace ayant fondue et le reste du glacier n’étant accessible que par hélico. D’ailleurs, des panneaux le long de la route signalent le niveau de la glace dans les années 1750, 1900 et 2010… soulignant le recul dramatique du glacier années après années.

Qu’à cela ne tienne, nous nous rabattons sur les autres attraits que comportent les environs.

Le lac Matheson, un incontournable de la région, permet d’observer la chaîne des Alpes du Sud se refléter sur ses eaux, à condition d’y être avant que sa surface ne se ride, c’est à dire très tôt en matinée. Un café à l’entrée du site offre une très belle vue sur les montagnes. Quoi rêver de mieux pour prendre un petit déjeuner après la balade d’une heure et demie autour du lac.

Un peu plus loin, nous nous arrêtons au “Fox glacier lookout”.  Finalement, c’est de là que nous avons la meilleure vue sur le Glacier Fox. Nous pouvons voir assez distinctement la glace couler entre les pentes et les sommets des montagnes. La chaîne des Alpes du Sud, ce géant polycéphale aux têtes perpétuellement enneigées, est dominée par le Mont Cook-Aroaki.

En continuant sur une vingtaine de kilomètres, la route qui devient poussière et gravats mène à Gillespies Beach. Un sentier débouche sur un ancien site d’extraction minier où demeurent quelques vestiges de cette époque industrielle dorée. De là, le chemin bifurque vers une plage de galets, sertis de micas scintillants, à laquelle les vagues se frottent dans un grand fracas. En poursuivant la balade, il est normalement possible d’observer une colonie d’otaries. Malheureusement, la marée haute a recouvert toutes les voies praticables et nous oblige à terminer notre excursion prématurément.

Nous rebroussons chemin et retournons au camping en traînant avec nous une l’impression d’inachevé. Il y a dans tout voyage de ces journées où les projets sont sans cesse contrariés.

Le crépuscule estompe lentement la silhouette des montagnes. Nous attendons que la nuit tombe complètement pour aller voir un spectacle naturel des plus magiques :  juste à la sortie du village, la forêt abrite une colonie de vers luisants comme autant de petites constellations tapies dans les branchages obscurcis. Mêmes si les promeneurs nocturnes y sont nombreux, nous parvenons à oublier leur présence, abîmés que nous sommes dans la contemplation de ces surprenants insectes, si mal-aimés la journée et si admirés la nuit.

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